30.05.2009

Flâner

Flâner, en partant de Saint Jean, et se laisser bercer par la ficelle qui nous emporte jusqu'à Fourvière. Flâner, et se poser sur l'esplanade en observant la ville se déployer à nos pieds, s'étendre au fil des âges, avec juste le regret de ne pas voir le vieux Lyon, caché par les arbres en cette fin de mois de mai.

Flâner, et redescendre par les théâtres romains, pour profiter d'un autre point de vue, pour se poser un peu, admirer, regretter, peut-être, que le mur de scène n'ait pas été conservé, tout en profitant de la magie de ces lieux chargés d'histoire.

Flâner, et emprunter la montée du Gourguillon, avec ses pavés et ses maisons anciennes, les plus anciennes de Lyon, en admirant les couleurs et les balcons en bois si bien conservés. Flâner, et se remémorer la légende de l'escarboucle, en cherchant en vain le précieux trésor dont quelqu'un a dû s'emparer depuis bien longtemps. Flâner, et se laisser porter.

Flâner, et, de retour à Saint Jean, remonter le vieux Lyon, rentrer dans une cour, admirer les loggias cachées au regard des passants, chercher l'adresse d'une traboule, tourner dans les rues, en s'arrêtant sur les statues conservées aux carrefours.

Flâner, et se poser sur une terrasse, à l'ombre, en dégustant une glace, laisser nos yeux se promener sur les couleurs à l'italienne que fait si bien ressortir cette lumière déjà d'été.

Flâner, et dévorer du regard les vitrines de bouquinistes, de vendeurs de vieux vinyles, d'artistes installés rue saint Jean et pourtant presque seuls dans leur atelier-galerie.

Flâner, et déjà repartir, en se disant qu'on pourra revenir, que rien ne presse, qu'on n'est plus là seulement pour le week-end, mais qu'on pourra refaire le même parcours dans quelques jours, si on veut, en s'émerveillant encore et toujours de monuments et d'immeubles déjà vus, mille fois vus, mais pourtant toujours nouveaux sous ces lumières changeantes.

Flâner, sans jamais se lasser, et revenir, encore et encore.